Jour 7
La gorge et le pont de lianes
Matin
Gorge d'Ōboke en canoë
La Yoshino est la rivière de rafting la plus réputée du Japon, mais la section d'Ōboke se descend aussi en canoë ou en kayak calme : deux heures entre des parois de schiste plissé qui montent droit, avec une eau d'un vert profond. Des bateaux à moteur plus tranquilles font également l'aller-retour depuis le débarcadère, une demi-heure, pour ceux qui préfèrent regarder. Les couches de roche visibles depuis l'eau ont valu à la gorge le classement en monument naturel national.
Après-midi
Iya no Kazurabashi
Quarante-cinq mètres de long, quatorze mètres au-dessus du torrent, entièrement tressé en lianes de shirakuchi kazura : le tablier est fait de rondins espacés de quinze centimètres, à travers lesquels on voit l'eau. Il oscille. La tradition dit que ces ponts, dont il ne reste que trois dans la vallée sur vingt-six recensés, ont été construits par les survivants du clan Heike réfugiés ici après 1185, faits en lianes pour pouvoir être coupés au sabre en cas de poursuite. Il est reconstruit à l'identique tous les trois ans, avec un câble d'acier caché à l'intérieur depuis les années 1950.
Soir
Cascade Biwa et Peeing Boy
La cascade Biwa, juste à la sortie du pont, tombe de cinquante mètres : les Heike y jouaient du biwa pour se consoler de leur exil, d'où son nom. Plus haut sur la route de crête, la statue du Peeing Boy, posée en 1968 sur un éperon rocheux à deux cents mètres au-dessus du vide, rappelle que les enfants du village se mettaient au défi d'uriner de là. Le vertige est réel.