Jour 3
Higashiyama, du Kiyomizu à Gion
Matin
Kiyomizu-dera
Fondé en 778 autour d'une source, d'où son nom de temple de l'eau pure. Sa terrasse, treize mètres au-dessus de la pente, repose sur une charpente de piliers de zelkova assemblée sans un seul clou. L'expression japonaise pour se jeter à l'eau, littéralement sauter de la terrasse du Kiyomizu, vient de là : deux cent trente-quatre sauts ont été recensés à l'époque d'Edo, avec 85 % de survie. En bas, la cascade Otowa se boit à la louche.
Sannenzaka, Ninenzaka et Yasaka Kōshin-dō
Deux ruelles pavées en pente, bordées de maisons de bois et de boutiques, classées zone de préservation : la tradition dit qu'y trébucher porte malheur pendant trois ans ou deux ans selon la rue. Le petit Yasaka Kōshin-dō, au milieu, est couvert de milliers de boules de tissu colorées, les kukurizaru, un vœu par boule et un désir à abandonner en échange.
Après-midi
Yasaka-jinja et parc Maruyama
Fondé en 656, le sanctuaire de Gion organise depuis 869 le Gion Matsuri, la plus grande fête du Japon, née d'un vœu pour arrêter une épidémie. Ses lanternes portent les noms des restaurants qui les financent. Le parc Maruyama voisin est le plus ancien parc public de la ville et son lieu de hanami historique.
Chion-in
Le siège de l'école Jōdo, fondé en 1234 là où mourut le moine Hōnen. Sa porte Sanmon de 1619, vingt-quatre mètres, est la plus grande porte de temple en bois du Japon, et sa cloche de 1636 pèse soixante-dix tonnes : dix-sept moines la font sonner ensemble au nouvel an.
Kōdai-ji et Entoku-in
Le Kōdai-ji a été fondé en 1606 par la veuve de Hideyoshi : jardin de Kobori Enshū, salon de thé au toit de chaume, laques d'époque. L'Entoku-in voisin conserve ses cloisons peintes et un jardin sec remarquable.
Soir
Canal Shirakawa
Le canal Shirakawa à Gion, bordé de saules et de maisons de bois, est le coin le plus photogénique de Kyoto sans être le plus couru : on le longe à la tombée du jour, quand les lanternes des restaurants s'allument.