Jour 18
Les huit enfers de Beppu
Matin
Les enfers de Beppu
Une heure trente de route vers le nord-est. Beppu produit plus d'eau chaude que toute autre ville du Japon, et se classe deuxième au monde après Yellowstone : deux mille sources et plus de quatre-vingt-dix mille tonnes par jour. Sept sites, dits jigoku, trop chauds pour s'y baigner, sont aménagés pour être regardés. L'Umi Jigoku est un bassin bleu cobalt à quatre-vingt-dix-huit degrés, la couleur venant du sulfate de fer. L'Oniishi Bōzu fait éclater des bulles de boue grise qui ressemblent à des crânes rasés de moines. Le Chinoike Jigoku, l'enfer de l'étang de sang, est rouge brique par l'oxyde de fer. Le Tatsumaki Jigoku est un geyser qui jaillit toutes les trente à quarante minutes.
Après-midi
Bains de sable de Kaihin et Takasakiyama
Aux bains de sable de Beppu Kaihin, on est enterré jusqu'au cou dans du sable de plage chauffé par la source en dessous, à même le bord de mer : des employées pellettent le sable sur vous et viennent vous dégager au bout d'une dizaine de minutes. La pratique est attestée ici depuis le XIXe siècle. Le Takasakiyama, colline au sud de la ville, abrite quinze cents macaques japonais en liberté répartis en deux troupes qui se relaient sur l'aire de nourrissage selon une hiérarchie stricte, observée par les primatologues depuis 1953.
Soir
Belvédère de Beppu
Sur les hauteurs, il montre à la nuit toute la baie et les colonnes de vapeur qui montent des quartiers thermaux, éclairées : c'est la vue qui a fait surnommer la ville la ville aux mille fumées.
Bon à savoir
Un billet combiné couvre les sept enfers. Compter deux à trois heures avec les déplacements, les sites étant répartis en deux groupes distants de quelques kilomètres.